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Rentrée scolaire : comment accompagner votre ado face à l'anxiété?

Nervosité normale ou réelle anxiété? Les deux pièges parentaux à éviter à la rentrée, et quoi faire concrètement pour aider votre ado à s'exposer.

Dès que les rangées de cahiers Canada et de cartables font leur apparition dans les magasins en plein milieu de l’été, il y a une boule qui se forme dans le ventre de bien des ados. Pour certains, la rentrée, c’est excitant. Pour d’autres, c’est le début des scénarios catastrophes : « Et si je n’ai pas d’amis? Et si je me perds dans l’école? Et si je coule mes maths fortes? »

On va se le dire, l’adolescence, c’est déjà un méchant beau cocktail hormonal et identitaire. Si on ajoute à ça la pression académique et sociale, on a la recette parfaite pour que l’anxiété prenne toute la place. Mais comment on fait la différence entre une petite nervosité normale et une réelle anxiété? Et surtout, comment on gère ça sans virer fou nous-mêmes?

Le stress vs l’anxiété : la ligne est mince

Le stress, c’est utile. C’est le petit moteur qui fait que ton ado va s’acheter un cadenas et pratiquer sa combinaison d’avance. L’anxiété, par contre, c’est le système d’alarme qui s’emballe quand il n’y a pas de feu. C’est quand l’ado ne dort plus, qu’il a mal au ventre tous les matins, ou qu’il fige complètement à l’idée de mettre les pieds dans l’autobus.

Les deux gros pièges parentaux

Quand on voit notre grand de 14 ans pleurer, notre cœur de parent veut le sauver. C’est normal! Mais avec l’anxiété, nos bons réflexes sont souvent nos pires ennemis. On tombe facilement dans deux pièges :

  • Le piège de la banalisation : le fameux « Ben non, voyons, ça va super bien aller! T’es tellement fin, tu vas t’en faire plein d’amis! ». L’intention est bonne, mais ce que le jeune entend, c’est : Mes parents ne comprennent pas ce que je vis. Résultat? Il se referme comme une huître.
  • Le piège de l’évitement : « Ok, t’es trop stressé, n’y va pas à la journée d’accueil, je vais appeler l’école. » Sur le coup, fiou! L’anxiété descend à zéro. Mais à long terme? On vient de confirmer à son cerveau que l’école était un réel danger. L’évitement, c’est mettre du gaz sur le feu de l’anxiété. La prochaine fois, elle va frapper encore plus fort.

Alors, on fait quoi concrètement?

Tout comme avec l’encadrement des plus petits, ça prend une bonne dose de bienveillance (le gant de velours) et un cadre clair (la main de fer).

  • Valider avant de conseiller : avant de sortir vos solutions toutes faites, on écoute. « C’est vrai que c’est stressant de changer de niveau. C’est normal que tu te sentes de même, il y a beaucoup de nouveautés. » Boom. La pression vient de baisser d’une coche. Il se sent compris.
  • Décortiquer la montagne : l’anxiété, ça voit gros, ça voit une montagne insurmontable. Aidez-le à la couper en petits morceaux. Qu’est-ce qui stresse le plus? Le transport? Parfait, on va aller faire le trajet d’autobus ensemble en fin de semaine. Le fameux cadenas? On va l’ouvrir 20 fois dans le salon. L’action tue l’anxiété.
  • Rétablir la routine (en douceur) : on ne se fera pas de cachettes, passer d’un horaire de se coucher à minuit à un réveil à 6 h 30, ça fait mal. Le manque de sommeil, c’est le meilleur ami de l’anxiété. N’attendez pas la veille de la rentrée pour reculer l’heure du dodo. On y va graduellement, un 15 minutes à la fois.

Accompagner un ado anxieux, ça demande de la patience et beaucoup d’écoute. L’important, c’est d’être là, d’accueillir la tempête et de l’aider à s’exposer tranquillement à ce qui lui fait peur.

Besoin d'aide pour déjouer l'anxiété?

Si, malgré tous vos efforts, l'anxiété prend toute la place, que les refus scolaires s'installent et que l'ambiance à la maison devient lourde, vous n'avez pas à porter ça tout seul. L'équipe d'Altera Psychoéducation est là pour outiller votre ado (et vous-même!) à regagner du pouvoir sur cette anxiété. N'hésitez pas à nous contacter!

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